Cy Jung, Fragments d’un discours politique (manuscrit)

Ces Fragments d’un discours politique sont un manuscrit.

Ils disent la pensée politique de Cy Jung, écrivaine, à l’automne 2015.

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10 décembre 2015

Note sur la date du 10 décembre [1].

Je crois que je suis au bout de ces Fragments d’un discours politique, non pas que j’ai épuisé mon sujet mais trois bons mois sont passés, cent cinquante pages sont écrites. En m’appuyant sur l’actualité, j’ai pu renouer avec une approche un peu plus théorique de ma pensée politique sans pour autant, je l’espère, avoir eu un propos abscons. L’un de mes soucis permanents a été d’expliciter au mieux mes références, mes pensées se tournant vers deux jeunes amies qui me disent souvent que ma culture politique et mon expérience semblent venir d’un autre siècle qui leur échappe. Beaucoup de notes sont pour elles ; j’espère que leur foison ne corrompt pas trop la lecture de chacun.
Je vais maintenant m’engager dans un processus de relecture, multipliant les lecteurs et profiter de leurs remarques pour améliorer ce texte, lui donner la force que je voudrais transmettre, l’espoir que je voudrais que chacun recouvre. Ces Fragments seront sans doute autant réduits qu’augmentés ; il me reste une petite liste de sujets que je voulais traiter et qui n’y ont pas trouvé leur place. L’actualité, aussi, dans ce temps de jachère, peut me donner de nouvelles matières. D’expérience, je sais qu’il ne faut pas forcer le texte à dire ce qu’il ne veut pas et savoir choisir le moment de se taire. Les prochaines semaines me diront ce qu’il accepte encore.
Je me rends compte, à l’instant où j’écris ces lignes, que j’ai peu parlé du monde tel que je le rêve. J’en suis sans doute incapable finalement, au-delà de l’énoncé de principes et d’intentions. Et puis, un monde, cela ne se construit pas seul, surtout quand on aspire à un monde d’équité, de justice, d’harmonie entre les personnes, d’équilibre entre les pouvoirs, un monde pacifié où les atteintes aux humains et à leur environnement ne sont plus la règle de fonctionnement, un monde où consommer, produire, posséder ne sont pas une fin en soi, un monde de liberté et de partage des savoirs, un monde où l’intelligence, la connaissance, la culture, les arts nous donnent chaque instant le désir d’être vivants.
Un autre monde.
Je ne peux guère en dire plus sur l’objectif à atteindre. Je me sens plus sûre d’évoquer la méthode, celle qui vise à adopter des comportements protestataires visant à mettre des grains de sable dans les rouages bien huilés de l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste. Peut-être est-il illusoire de considérer que la bonne méthode conduira au résultat voulu ? À l’échelle individuelle, je sais que cela fonctionne. Je sais aussi que ce n’est pas facile et que le seul moteur qui vaille est le fait de croire en l’action politique que l’on mène, croire en sa justesse, croire en sa capacité à changer le monde, croire en sa faculté de nous faire du bien.
Croire, c’est en avoir le désir, choisir de nous faire du bien.
J’ai peut-être une conception trop idéaliste du genre humain mais je reste convaincue qu’à partir du moment où l’on agit pour soi et pour les autres avec la liberté, le partage, la non-violence et le respect de chacun en ligne de mire, on ne peut pas produire un système politique totalitaire, autoritaire, liberticide, sclérosant. Et même si je me trompe, agir ainsi pour soi-même a au moins le mérite de donner un sens à sa vie. N’est-ce pas l’essentiel ? Donner un sens à sa vie. Il paraît que cela peut rendre heureux. Quelle jolie promesse !


[1L’Assemblée générale des Nations unies adopte le 10 décembre 1948 à Paris au palais de Chaillot la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH). Jolie date anniversaire pour conclure ces Fragments.

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