Cy Jung, Fragments d’un discours politique (manuscrit)

Ces Fragments d’un discours politique sont un manuscrit.

Ils disent la pensée politique de Cy Jung, écrivaine, à l’automne 2015.

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5 octobre 2015

L’amour, tel que nos sociétés occidentales le conçoivent, se mesure plus souvent dans ce qu’il produit que dans ce qu’il est ; car il y a le sentiment, bien sûr, ce que l’on éprouve à l’égard d’une personne ou d’une divinité (au sens large) ; mais il y a aussi la « preuve d’amour » sans laquelle on considère le plus souvent que l’amour n’existe pas. La question est de trouver comment mesurer ce que l’on éprouve sans actes particuliers, comment le partager surtout. Et comment se sentir aimé si l’autre n’en dit rien, ne fait rien ?
Voilà ce que j’ai pu en écrire en Hétéronomie il y a deux ans.

Pour une raison que j’ignore, j’ai toujours affirmé être plus attachée à l’amour qu’aux preuves d’amour. Et je me rends compte aujourd’hui combien les preuves d’amour me sont les plus précieuses : un sourire, un geste, un baiser, une caresse, un mot, une attention… Peut-être ai-je longtemps considéré que ces gestes pouvaient « mentir » sur la pureté du sentiment… ? Je ne sais pas. Mais si je devais choisir aujourd’hui entre un amour absolu qui ne s’exprime pas et un amour moins absolu mais qui n’aurait de cesse de se montrer, je prendrais sans sourcilier le second. [1]

Même si je doute toujours un peu du sentiment de l’autre dans les déferlements de preuves (ce n’est pas si fréquent, en fait), en l’état de ma science amoureuse et religieuse, je conviens sans doute définitivement que l’amour a besoin de son expression pour exister. Quand il s’agit de Dieu, on peut produire sa propre pratique religieuse, ou adhérer à une religion qui propose alors un dogme, une manière d’être à son-Dieu qui serait la bonne manière, celle qui fait foi.

« La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans coeur, comme elle est l’esprit des conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple. » [2]

La formule est classique mais elle dit parfaitement ce qu’est la religion, toutes les religions, sans exception : elle est un espace social de contrainte qui encadre et dirige une liberté personnelle, celle de penser et d’aimer sous une forme qui nous est propre. Ce n’est pas Dieu en temps que « dimension spirituelle » qui me semble ici en cause. On peut aimer une forme de Dieu, ou dire que Dieu est amour, l’amour qui est en nous, sans succomber au grégarisme de telle ou telle chapelle, sans se soumettre à ses rites, à ses croyances et à son système de domination. Et si les religions sont si présentes, avec leurs dogmes et leurs rites, c’est bien pour nous attacher à l’ordre social, en Occident à un ordre qui en plus d’être bourgeois, hétérosexiste et raciste est chrétien.
Je n’ajoute pas d’ordinaire cet adjectif, à la fois parce que l’ordre chrétien est sous-jacent à l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste occidental et parce qu’il ne changerait pas grand-chose à l’affaire qu’il soit musulman, bouddhiste, animiste ou autre. Tout ordre social coercitif dispose de sa « dimension spirituelle » qui assoit, à mon sens, une bonne part de l’hégémonie culturelle même quand les religions sont en déclin tant les unes et les autres imprègnent la culture des peuples concernés par les résurgences de son dogme doublées d’une morale qui contraint les manières de penser, d’éprouver, d’être et d’aimer.
Je reste convaincue que l’on peut développer pour soi-même une foi, même chrétienne, même musulmane, même bouddhiste, même…, foi critique débarrassée du dogme qui ramène vers soi, en soi, l’amour que porte l’idée de Dieu. J’ai fréquenté un temps l’association homosexuelle chrétienne David et Jonathan car je les trouvais gentils (donnée si essentielle) et que je cherchais à mieux comprendre les mécanismes de la foi. À l’occasion d’un Fêtez Dieu, moment spirituel mensuel organisé par l’association en l’église Saint Méri à Paris, mes amis m’ont demandé de faire le commentaire de l’Évangile du jour.
Au menu, le baptême de Jésus.

Commentaire incrédule — « En toi, j’ai mis tout mon amour
L’Évangile selon saint Marc, 9-11
« 9 Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain.
« 10 Au moment où il sortait de l’eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
« 11 Du ciel une voix se fit entendre : « C’est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis tout mon amour. »
Jésus. Nazareth. Baptiser. Jean… Saint Jean ? Le Ciel. L’Esprit, saint, également, je suppose. Le Jourdain. Une colombe. De l’eau. Le Ciel encore… Ces mots m’évoquent-ils quelque chose ?
« Du ciel une voix se fit entendre ». Molière ?
« C’est toi mon Fils bien-aimé ».Titus Andronicus ?
« En toi, j’ai mis tout mon amour. » Marc, 9-11.
« En toi » ; « Tout mon amour »…
C’est donc de ça dont il s’agit dans ces Écritures, d’amour, et me voilà devant vous, avec ou sans Esprit Saint, ma colombe de baptisée au temple du Brassus en Suisse dans la main et cette histoire d’amour. J’y suis, là. Et j’entends. J’entends qu’en toi le Fils, en moi, en vous, en nous, une chose unique et commune façonne notre humanité : l’amour. Je t’aime, tu m’aimes, on sème… du verbe semer et en chacun un lien se tisse, une force, une éthique, une foi ? Foin de foi pour moi, vous savez… Et pourtant, l’amour… Pas le désir. Pas l’attachement. L’amour. Ni grand A, ni grand L. Juste l’amour, celui qui est là, dans mon cœur, dans mon âme, ou dans les deux à la fois. À la foi… Pourquoi pas ?
Mais qui l’aurait mis là ? Je l’ignore. Moi, sans doute. Ou bien vous ? Un autre. L’Esprit Saint, peut-être. Pourquoi pas. Peu me chaut, en fait, de qui ou de quoi m’a donné cet amour. Ce qui m’importe, c’est qu’il y soit et qu’il soit à moi, que je puisse en prendre soin comme une essence, une sève qui me nourrit et m’apaise. Et je veux bien qu’il soit Dieu, cet amour, si Dieu, justement, est l’amour qui est en moi. Pas un autre, pas un être ou une entité qui vivrait loin, là-bas, avec les jambes qui pendent au bord du nuage et la barbe qui dispense bons et mauvais points au gré du vent. Non, l’amour, Dieu, ne peuvent être que ce que nous sommes.
J’ai tendance à penser plus qu’à croire, et à dire que c’est nous qui le façonnons, l’amour, et Dieu ; et si vous le voulez bon, soyez-le. S’il ne l’est pas, c’est que vous ne l’êtes pas. Dieu. L’amour. Pour moi, c’est la même chose. Dieu est l’amour qui est en moi, l’amour qui est en vous, en nous. L’amour, c’est un souffle. C’est une respiration. Une manière de se voir et de s’entendre. Un partage. Une envie de se parler, d’être. L’amour, c’est une joie au monde, aux autres et à soi. Dire. Entendre. Dieu. Aimer. Exister. N’est-ce pas la même chose ?
Quant au baptême de Jésus ?
Allez savoir…
 [3]

Et s’il en est ainsi, ne peut-il en être tout également ainsi dans l’amour amoureux, considérant qu’il se définit au sein d’un système culturel qui fonctionne exactement comme une religion ? Une religion très républicaine que consacre le mariage, quand la République sert la cause de l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste en privilégiant la famille comme cellule sociale de base, famille qui ne se construirait plus sur des communautés d’intérêts, comme c’était le cas du temps des dots et des mariages arrangés, mais sur du sentiment amoureux. La chose se discute. Si l’intérêt n’est plus celui de faire prospérer financièrement ou politiquement des familles (ici des lignées), ou de leur permettre de survivre en fédérant des biens ou des savoir-faire, celui-ci a-t-il totalement disparu dans ce mariage que l’on nous dit « d’amour » (et de dépendance économique des femmes, bien frappées, comme le champagne) ?
Si l’on y regarde bien, nous sommes entourés de représentations de l’amour, d’injonctions à l’amour, dans les arts, la culture, la consommation, qui nous disent que sans amour nous sommes de malheureux hères voués à l’échec social et personnel. Il existe donc un dogme attaché à l’amour avec comme « valeur » de base que le « vrai » amour dure toujours (puisque cela rime) et nous porte au mariage, considérant que cet a priori de longue durée est une garantie pour l’ordre établi d’une forte patrimonialisation et de la prise en charge dans la sphère privée d’une bonne part du coût de l’éducation des enfants.
Dans le même ordre d’idées, l’amour vaut attachement à une personne qui n’a d’égal que l’illusion de bonheur que celui-ci nous donne. Paradoxalement, la société n’a jamais produit autant de célibataires, mais d’un célibat subi et qui coûte cher à ces personnes tant l’ordre économique et fiscal les discrimine. L’amour, alors, cultive un peu plus l’illusion pour que chacun mobilise toutes ses forces et ses espoirs sur la rencontre amoureuse et le bonheur qui s’en ensuivrait. Il est tellement moins subversif de porter les personnes à s’accoupler que de leur permettre de laisser libre cours à leur désir ! Les homosexuels sont en train de le découvrir. Je l’ai déjà longuement évoqué [4]. Je n’y reviens pas.
Ce qui me choque le plus, dans notre conception de l’amour, c’est la servitude qui y est attachée, servitude à un système politique, servitude à une personne, servitude qui va jusqu’à nous plonger dans un grand désespoir et une grande culpabilité quand nous ne parvenons pas à « rencontrer la bonne personne » ou à faire en sorte que « cela fonctionne ».

Un instant, le souvenir de Zoé refait surface : il serait si agréable de pouvoir partager son ivresse avec quelqu’un qu’elle aimerait… Espoir inutile. Destructeur. Poussée d’orgueil. Elle est parfaitement capable de vivre seule, sans besoin de personne, hermétique à l’amour, sentiment à la noix qui vous bouffe, probablement inventé par les puissants soucieux d’occuper les petites gens et de détourner leur attention des grands enjeux qui président à l’avenir de l’humanité. Marx s’est gouré : pire que la religion, l’amour est l’opium du peuple ! C’est connu, les bourgeois, eux, ne font que des mariages de raison, copulent pour la bonne cause et entretiennent maîtresses et amants histoire de satisfaire leurs pulsions. Deuxième bière. [5]

À cette époque de ma réflexion et de ce premier roman d’amour écrit entre 1995 et 1996, je n’entrevoyais comme solution que de considérer que « vivre seule » était possible, sous-entendu sans en souffrir. Mais l’on voit bien dans cet extrait que c’est une solution contrainte, l’amour restant pour Jeanne l’objectif à atteindre. Ses craintes étaient réelles d’aliéner dans le quotidien amoureux sa liberté mais, à aucun moment, elle ne remet véritablement en cause les fondements de la relation amoureuse, lui confondant volontiers le désir, cédant à l’idée que le bonheur individuel trouve son avènement dans la relation à l’autre.
Plus ma réflexion avance sur ces sujets, plus je me demande si finalement il ne serait pas salutaire de faire le deuil de la relation amoureuse tant elle est antinomique de la liberté du sujet. Cela ne signifie pas faire le deuil d’aimer, encore moins faire le deuil du désir, mais tenter de déconstruire les belles histoires de princesses et de princes charmants pour espérer se construire une liberté personnelle d’aimer. Refuser le mariage pour soi et ne pas le valoriser pour les autres, bien sûr, ne pas utiliser de possessifs, privilégier le désir, ne pas viser la durée mais l’instant, ne rien posséder en commun, s’interroger en permanence sur ce qui est en jeu.
Je m’y suis essayée plusieurs fois. J’ai toujours échoué, souvent dans de grandes souffrances, au point que je me demande si une solution plus radicale ne serait pas nécessaire : renoncer, par principe, à toute relation amoureuse ; garder l’amoureux ; bannir la relation. L’écriture à cela de magique qu’elle permet de sublimer ; la masturbation peut faire le reste.

Toi

Tes yeux.
La pulpe de mon index découvre tes lèvres. Ma paume cueille l’arrondi de ton sein droit et l’offre à ma bouche, qui s’ouvre, et gobe. Non. C’est trop rapide. Je veux tes yeux d’abord. Je relève la tête. Ma bouche quitte ton sein. Tes paupières sont closes. Je retire ma main. Ton regard me fend. Ton désir donne la couleur. Tu sembles inquiète soudain. Je t’observe. Chaque pore de ta peau m’engage. Je ne résiste pas. Je plonge.
Tes seins. Ton ventre. Ton sexe.
J’ai envie d’autre chose.
Mon majeur se tend. Il passe et fouille entre tes fesses. Il trouve. L’index prend la place. Mon émotion grimpe. Je bande mon bras. Je brise la résistance. Ton ventre se creuse. Tes seins pointent. Ton sexe suinte. Un cri caresse ta gorge. Je lève la tête, l’index embraqué, si fort de sa victoire qu’il en oublie, un instant, qu’il n’est là que pour toi, servir. Tes paupières se sont ouvertes. Je jette mon regard dans le tien. Tes yeux m’apparaissent, verts, tu m’as dit ; ils semblent animés par une lumière dont j’ignore la source ; ils m’éclairent.
Je donne un tour de vis. Un cri inouï me répond ; un autre ; un soupir. Mon doigt est englouti. Il fait corps en tes chairs. Tes yeux brillent un peu plus. La chaleur qui m’enveloppe est telle que la brûlure m’invite à l’action. Je cherche quoi faire. Ton souffle me renseigne ; ton ventre, aussi. Il frise. Je vais, un millimètre. Je reviens. Tes yeux s’ouvrent encore. Je les vois, là : ils pétillent. Je viens encore. Tu scintilles.
Tu baisses à nouveau les paupières. Mon doigt toupille, lancine, déroute, épure. Tes sursauts l’aiguillent à l’aune de ce qu’il aiguise la lame qui va te fendre l’échine. Bientôt. J’aime ma force, ma puissance ; ton astreinte. Tu peux garder les yeux clos. Chaque impulsion, de tes reins à tes pupilles, me donne la mesure de ces vagues qui dessinent ton plaisir en marée montante. Tu restes en suspension, à peine tenue sur Terre par deux phalanges et demie et mon désir de te garder, là.
Tes yeux. Un trait noir les souligne. Quelques cheveux forment un voile derrière lequel se dessine ton désir. Vif. Acéré. Imparable. Verts, tu as dit ? Tes yeux. La pulpe de mon index les croque.
Et ton sourire, aussi.
 [6]

Ah ! la chair.
Je me suis rendu compte ces dernières années qu’après y avoir puisé beaucoup de plaisir(s) (singulier et pluriel), j’en suis arrivée à préférer celui de l’écriture érotique que de l’acte sexuel. Mes partenaires n’y sont pour rien, je les rassure. Le plaisir que j’ai de mon corps est dans la réappropriation que j’en ai faite par le sport, quelques choix nutritionnels et la quête d’un équilibre. L’écriture de scènes érotiques, elle, satisfait ma libido autant qu’elle est la plus apte à l’alimenter.

Tes yeux. La pulpe de mon index les croque.
Et ton sourire, aussi.
 [7]

C’est vrai que parfois cela manque, quelques instants, le soir surtout ; au matin, j’ai tellement de plaisir intime à me réveiller seule, enfiler mes runnings et sortir dérouler [8] pour assister au lever du jour. Dans la même ligne, dès que j’envisage l’aliénation et les compromis que représente toute mise en partage de mon désir, il part à vau-l’eau. J’aspire donc à y renoncer, par principe, sans exclure d’y déroger, car une exclusion trop radicale serait source inutile de souffrance personnelle. J’aspire à déconstruire le dogme de l’amour, j’en suis toujours investie. Et mon désir peut être si fort !
Puis-je le vivre sans succomber aux sirènes de l’amour bourgeois, hétérosexiste et raciste ni blesser l’autre ou moi-même par la mise en avant d’une posture libertaire, sortir ainsi l’amour de tout enjeu politique, donner forme à un partage qui ne serait pas couple ?

« Aimer c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. »

Cette formule de Jacques Lacan est connue. Souvent citée, elle ne l’est pourtant jamais avec sa référence très exacte, comme si l’énigme qu’elle pose valait aussi pour son origine [9]. Elle me semble porter une dimension essentielle de liberté même si j’aurais du mal à l’expliciter.
Jean Allouch en donne une clé.

« On appellera “amour Lacan” cette figure de l’amour où le caractère limité de l’expérience amoureuse s’est manifesté. Aimer ainsi vaut comme une figure inédite de l’amour. Elle mérite un nom. S’il n’y a nul au-delà de cet amour-là (l’analyse n’en est pas un), il y a, en revanche, un nouvel amour, celui qui saurait jouer pleinement le jeu de sa propre limite. Un mot, fort simple, pourrait approcher la teneur de ce jeu : aimer, c’est laisser l’autre être seul. Effectivement seul et cependant aimé. Un tel amour n’unifie pas, ne fabrique pas du “un”, n’en déplaise aux mânes d’Aristophane ; il ne permet pas davantage d’“être à deux”. Qu’advient-il donc à l’aimé ? Il est aimé, mais pas pour autant d’un amour qui porterait atteinte à sa non moins précieuse solitude. Aimé, il pourra s’éprouver non aimé. Non aimé, il pourra s’éprouver aimé. Ce qui se laisse abréger ainsi : il aura obtenu l’amour que l’on n’obtient pas. » [10]

« L’amour Lacan » comme acte politique de résistance à l’amour bourgeois ? J’ignore ce que Jean Allouch entend par « solitude » ; j’y entends quelque chose qui renvoie à la liberté du sujet, à son identité dans ce qu’elle n’a pas de partageable.
Est-ce possible ?
Je donnerai ma réponse dans dix ans… vingt… Vain ? Allez, t(r)ente !


[1Cy Jung, « Sauna @19 », La vie en Hétéronomie, 23 novembre 2013.

[2Karl Marx avec Engels, Critique de La philosophie du droit de Hegel (1844).

[3Cy Jung, église Saint Merri, Paris, 11 janvier 2013.

[5Cy Jung, Once upon a Poulette, roman lesbien, KTM éditions (1998), p. 90.

[6Cy Jung, « Toi », nouvelle, 22 décembre 2009.

[7Cy Jung, 22 décembre 2009, op. cit.].

[8Je préfère « dérouler » à « courir », considérant que je déroule à fins de récupération et de préparation physiques de mes cours de judo.

[9Cela fait longtemps que je cherche la référence exacte de cette formule. Je trouve ceci chez Jean Allouch [L’amour Lacan, EPEL, 2009, p. 15] : « L’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas » fait son apparition en 1957 (si ce n’est avant) ; on retrouve cette formule, après qu’elle a été complétée par « à quelqu’un qui n’en veut pas », encore vingt ans plus tard, en 1975. » Jean-Paul Ricœur [« Lacan, l’amour » in : Psychanalyse, 2007/3 (10)], écrit également : « L’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas », Lacan le dit très tôt, dès le séminaire IV, La relation d’objet. Mais il y reviendra et le complètera. La formule la plus aboutie se trouve dans le séminaire VIII, Le transfert. La voici : « L’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas et on ne peut aimer qu’à se faire n’ayant pas, même s’il on l’a. » Et il ajoute : « L’amour comme réponse implique le domaine du non-avoir. Donner ce que l’on a c’est la fête, ce n’est pas l’amour... »

[10Jean Allouch, L’amour Lacan, Epel (2009), p. 10, cité par Sandrine Malem in : « Lettres de rêves », Che vuoi ? revue semestrielle du cercle freudien 2011/1 (35) pp. 171-176.

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